* Extrait du "Grain de sel" du 24-1-12 de Christine Sourgins
25 janv. 2012
« Coup de torchon à la Tate Britain »*
* Extrait du "Grain de sel" du 24-1-12 de Christine Sourgins
12 janv. 2012
« Style de vie »*
25 nov. 2011
Le marché financier de l’art est à la FIAC – Et les autres marchés ?
17 mai 2011
Le choc des bureaux *
On savait depuis quelques décennies que les artistes n’étaient plus les acteurs de l’histoire de l’art. Avec la fin de la transmission de la main qui pense, un manteau mental s’était en effet progressivement déposé sur les ateliers et les outils avaient cessé d’être écoutés. Les mots s’étaient substitués au langage des formes et la transmission des maîtres étaient devenue inutile. Les critiques se mirent alors à parler, à beaucoup parler. Au début, habilement soutenus, certains discours eurent même quelques portées mais à force de démontrer tout et son contraire, leurs démonstrations s’asséchèrent.
C’est alors que les fonctionnaires de l’art commencèrent à exiger de goûter à la source créative, fut-elle tarie. Déjà, ils ne réclamaient plus d’artistes et l’art lui-même se mesurait selon le « ça c’est cher ». L’art était mort et l’époque leur appartenait. Après le choc des mots, le choc des bureaux fit entendre son tumulte et nul ne sait encore aujourd’hui combien de levées de lunes cela durera. Pour l’heure, des outils continuent d’émettre dans d’obscurs ateliers, et une douce chaleur y entretient le feu, le temps d’une couvaison. Longue vie aux oiseaux…
* A propos du débat autour de la présidence de Chaillot II. Plus d'infos
31 mars 2011
L’Art est mort, vive l’AC !
« Les gesticulations convenues des gens d’Eglise et des fonctionnaires d’Etat admirant "l’art contemporain", si contraires à leurs fonctions et à leur mission, évoquent les pantomimes burlesques des Fêtes des Fous lorsque le Moyen-Âge touchait à sa fin. Cela aurait peu d’importance. Combien d’artistes, dans le siècle qui s’est achevé et dans celui qui commence, incomparablement plus maltraités que leurs compagnons de la fin de l’autre siècle qu’on avait appelés des artistes "maudits", ont-ils disparus, en effet sacrifiés, dans l’indifférence des pouvoirs supposés les aider, morts sans avoir été reconnus désespérés trop souvent de cette ignorance ? C’est pour eux que ce petit livre aura été écrit. »
20 févr. 2011
Chronique d’une dissidence en démocratie.
Chronique d'une dissidence en démocratie :
- Le « plastiquement correct »
- Dissidence et orthodoxie
- Sur quelques ostracismes notoires
- Multiplicité et unité républicaine
Cliquez ici
10 janv. 2011
« Note de vocabulaire à propos de la notion d’"art" »
Article paru dans Liberté Politique.com
En quoi « les mots "Art", "Art contemporain" et "Financial Art" sont trois notions différentes »?
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23 sept. 2010
« La légende d’un art séditieux »
Il aurait été dommage de supprimer des passages du texte de Sébastien Lapaque. Le voici donc dans son intégralité sous forme pdf : cliquez ici .
16 sept. 2010
Morale ou politique ?
La « morale » ne peut-elle se vivre qu’en dehors du champ politique ? De même, la « politique » est-elle inévitablement amorale ? Finalement, doit-on choisir entre « morale » ou « politique »? Dans une récente chronique, le philosophe André Comte-Sponville nous invite à une fine réflexion à ce propos. Nous avons pensé utile de reprendre ici quelques extraits de sa chronique :
« … Nous avons besoin de morale, pour nous gouverner nous-mêmes, et de politique, pour gouverner ensemble le peuple que nous formons…/… Aussi faut-il les prendre ensemble (elles sont toutes deux nécessaires), mais sans les confondre. Donner le pouvoir à un escroc ? Ce ne serait pas raisonnable. À un raciste ? Ce ne serait pas acceptable. Ce n’est pas une raison pour confondre une élection, par exemple présidentielle, avec un prix de vertu. Méfions-nous des bons sentiments, de la bonne conscience, et même de nos colères, qui voudraient nous faire croire que morale et politique sont du même côté - le nôtre !-, ce qui laisse entendre que nos adversaires, en politique, sont forcément du côté du mal ou de l’erreur…/…
La gauche n’a pas le monopole du cœur, ni la droite le monopole de la compétence. La politique n’oppose pas les bons aux méchants (contrairement à ce qu’on croit souvent à gauche), ni les intelligents aux imbéciles (contrairement à ce qu’on croit parfois à droite)…/...
La morale n’est pas politique : elle n’est ni de droite ni de gauche. La politique n’est pas morale : ce ne sont pas les plus vertueux qui gouvernent, mais ceux qui ont gagné les élections… » (1)
(1) Extraits de la chronique de André Comte-Sponville, « Morale et politique », in « Le Monde des Religions », sept-oct 2010, n°43, p.82.
9 févr. 2010
Recherche démocratie, désespérément !
Acte 1
20 déc. 2009
Violence du dispositif et dérive néo-libérale.
Extrait de la revue Ecritique n°9.
Retour sur La force de l’art n°2 : violence du dispositif et dérive néolibérale.
Constat et décryptage.
" Depuis 1972, en France, l'institution s'est donnée pour mission d'orienter la création artistique vers les attentes du marché. Les expositions officielles d'art contemporain ont depuis moins servi l'art, comme elles le prétendent, que précipité sa perte d'indépendance et le renoncement des artistes face aux décideurs..."
Cliquez ici pour lire la suite (fichier pdf).
8 oct. 2009
Blabla, Bling-bling & Bobo.
Les arts plastiques, c'est plastiquement vivant, et puis, tellement festif que c'est vraiment sympa. L'art enfin à la portée de tous. La révolution dans les têtes des citoyens et une nouvelle conscience planétaire à l'horizon pour nos enfants. Tous des artistes, vous dis-je ! Que ce symbolisme de bazar est plaisant. Le sacré enfin désacralisé. La révolution au pouvoir. Ce qu'il est touchant de toucher la vérité par ces mots tronqués. Combien il est grisant d'être amené sur les bords de l'abîme. La confrérie des trois B (Blabla, Bling-bling et Bobo) est vraiment le nec plus ultra en matière de contemporanéité. Des néons, des boulevards et des nuits blanches. Blanc est le Noir. Merci pour eux…
11 juin 2009
À propos de «Art et Voyeurisme, des Pompiers aux Postmodernes», de F. Derivery
Extrait :
6 mai 2009
La question des "vraies valeurs".
« Avec la crise financière ce n’est pas seulement la valeur marchande et l’intérêt spéculatif de l’Art Contemporain qui sont en chute libre. Sa qualité même d’art, qui faisait hier l’unanimité, fait aujourd’hui question. L’Art Contemporain ne se vend plus ou moins bien : du coup est-ce qu’il s’agit bien d’art ? La confiance s’effiloche et, pour la relancer, pour rassurer les acheteurs, le marché, par la voix de ses représentants, proclame la fin des valeurs surfaites … »
Cliquez ici pour lire la suite
30 avr. 2009
"La Force de l'art 02" au Grand Palais : un spectaculaire contre-sens.
L'exposition du Grand Palais "La Force de l'art" est définie par le directeur de la revue Artension comme un spectaculaire contre-sens économique, sociologique, artistique et historique.
Cliquez ici pour lire son analyse
22 févr. 2009
Existe-t-il un art qui ne soit pas un “Financial Art” ?
« En art la réussite est-elle toujours la valeur première? Avant que ne s’impose dans le milieu de l’art une "morale de la réussite", comme l’avait noté Jean-Philippe Domecq en 1994 dans le Pari littéraire (Esprit, 1994), regarder les œuvres pour elles-mêmes n’était pas suspect. Puis est venu le temps du "Financial Art" imposant ses critères à lui... Les critères propres au "Financial Art" sont ceux du milieu et de ses réseaux, ils n’ont rien de commun avec les critères esthétiques liés aux œuvres. Ils n'ont rien de commun avec l’histoire de l’art non plus, puisqu'ils se substituent à elle. Car c’est le réseau qui crée la valeur, pas l’artiste. Seul le succès compte… »
Cliquez ici pour lire la suite sur le site de libertepolitique.com
13 févr. 2009
A propos de l'article de Charlotte Waligora*
« Charlotte Waligora est historienne et elle se pose la question légitime de ce qui sera transmis aux générations suivantes. Elle se tourne vers les autres historiens, en l'occurrence Philippe Dagen son aîné, qu'elle choisit sans doute car, observateur de la scène française depuis une trentaine d'années dans Le Monde, c'est son rayon. Son attitude est pertinente, sa question est urgente tant est profond le malaise dans ce pays, tant sont opaques les arrangements entre l'Etat et les "prescripteurs d'art" comme on dit, et tant la com l'emporte sur l'examen critique. Qu'en dit l'historien? Le chercheur? L'enseignant? La réponse tient en trois mots lâchés du haut de l'Olympe : tragi-comédie, ressentiment et ratage. Mais je rêve! C'était pareil en 1997, après 1991, il y a presque vingt ans pour que soit laissée à l'Etat la gestion de l'art vivant (au passage dites-moi où est la différence avec les pays totalitaires?). On se souvient, Jean-Philippe Domecq avait dans "le pari littéraire" (éd. Esprit 1994) montré les techniques d'intimidation pour dissuader, que dis-je, étouffer toute voix dissidente. En vain! Vingt années ont passé sans que frémisse la moindre contestation. Le silence de mort d'un côté, la promotion de l'autre ont été les deux mamelles de la politique culturelle "que le monde nous envie". La France a continué de se mettre à la remorque des USA comme un toutou derrière le maître. Mauvais maître, mauvais choix. Et il ne faudrait pas s'en mêler? Mais c'est la démission de la critique d'art qui a permis aux marchands d'opérer sans retenue! La critique n'était pas obligée d'applaudir le pop art, son cynisme et celui de ses successeurs! On en paye le prix aujourd'hui avec l'effondrement de "l'art financier". A qui la faute puisque la voie était libre? Que Philippe Dagen n'ait "assurément aucun goût de se mêler de l'affaire" n'est pas étonnant, mais hélas fâcheux pour lui. Charlotte Waligora accuse et elle a raison. Elle fait tout simplement son métier. Quelle belle surprise dans la fumée légère de sa cigarette! Mettra-t-elle le feu à la forteresse? Et nous sortir du silence? »
* dans la revue Vernissage de février-mars 2009.
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3 févr. 2009
Le dernier Art Officiel du XXème siècle.
Présentation par Pierre Souchaud : « Aude de Kerros nous fournit ici tous les éléments qui permettent de comprendre la genèse et le développement de cette anomalie historique qu’est, en France, l’art officiel, dont l’existence ne fait aucun doute pour une immense majorité des acteurs de l’art. Cette analyse magistrale, précise, complète, à la fois panoramique et extrêmement fouillée, était indispensable. Elle pourra servir de référence pour la mise en oeuvre des réformes structurelles qu’on attend. ».
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28 janv. 2009
“Financial Art” : le XXe siècle s’achève avec la Très-Grande-Crise.
« Le Financial Art, création d'avant-garde de la com née du concept d'Art contemporain, ce produit dérivé savamment élaboré en réseau, est en train de connaître le même destin que les autres produits dus à la créativité financière de New York, Shanghai et Londres. La Première Guerre mondiale avait mis fin au XIXe siècle. Le XXe siècle se termine avec la Très-Grande-Crise, ce krach financier qui affecte toute la planète. Une époque s'achève, y compris dans l'art... »
Cliquez ici pour lire la suite sur le site libertepolitique.com
10 janv. 2009
Mobile Art n’est plus un mobile.
« La crise va-t-elle prononcer le divorce entre l'art contemporain et le monde du luxe ?... (...)... c'est Chanel qui a réalisé le plus gros coup avec son Mobile Art. Or la marque vient de stopper ce projet… (…)… Mais "compte tenu des prédictions peu brillantes concernant l'économie", la marque a préféré renoncer à cette "opération d'image" afin de "se recentrer sur des investissements plus stratégiques", à savoir "le produit". La structure de Zaha Hadid, étonnante coquille blanche, pourrait toutefois être implantée en banlieue parisienne. Certains murmurent que le créateur Karl Lagerfeld pourrait y organiser un défilé. Manière de rentabiliser l'investissement colossal (plusieurs millions d'euros), "équivalent à une campagne de publicité avec Nicole Kidman", dit-on chez Chanel… »
Cliquez ici pour lire l’article sur le site du Monde.
6 janv. 2009
Candidature de Jean-Jacques Aillagon à la “rue de Valois”
« Jean Jacques Aillagon fait en quelque sorte dans cet entretien acte de candidature à la fonction de Ministre de la Culture. Je vous ai compris! Par un effet d'annonce: « La question de la suppression du Ministère de la culture peut se poser » (voir Le Monde, édition du 30 décembre 2008, Jean-Jacques Aillagon signale à l'attention de L'Elysée et de Matignon sa disponibilité et sa capacité à réaliser une politique qui pourrait à la fois leur plaire, mais aussi plaire à ceux qui critiquent l'art officiel de la rue de Valois, plaire aux Régions – aux socialistes - qui aimeraient exercer leur indépendance culturelle, et n'irait pas pour autant contre les intérêts des fonctionnaires culturels... Il est l'homme capable d'effectuer la quadrature du cercle!... »
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5 janv. 2009
Le Musée du Verre de Conches et le Ministère de la culture.
« Le mois dernier, j’informais les artistes verriers et leurs galeries, des photographes et les lecteurs de mon site que la Délégation Nationale pour les Arts plastiques avait demandé au FRAM (Fond régional d’acquisition pour les musées) de ne plus se prononcer sur les achats du Musée du Verre. L’entrée de collections photographiques dans les collections du musée et l’état d’avancement du projet scientifique, pourtant en cours d’élaboration avec le personnel de la DRAC, servait de prétexte pour justifier cette décision… »
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30 déc. 2008
Retour sur le film « Musée haut, musée bas ».
« Le dernier film de Jean-Michel Ribes, "Musée haut, musée bas", tiré de sa pièce de théâtre du même nom, est d'abord une comédie soutenue par une pléiade d'acteurs et une série de scènes satiriques. Les relations à l'art entre le public et les professionnels de la culture sont examinées sur le mode burlesque au travers de l'univers d'un musée qui pourrait être un super musée post-moderne… » Chronique publiée sur le site Le Monde.fr du 29 décembre 08.
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23 déc. 2008
L'effondrement du "financial art".
Point de vue publié dans le Journal Le Monde, édition du 24 décembre 08.
« New York est considéré comme la capitale de l'art depuis presque quatre décennies. New York a fait de l'art contemporain (AC) un "financial art", dont la valeur s'élabore grâce à un jeu entre collectionneurs tout à la fois membres des conseil d'administration des musées et des fondations, propriétaires de supports médiatiques, de maisons de vente et de galeries…»
Cliquez ici pour lire la totalité de l'article sur le site du journal Le Monde.
21 déc. 2008
Une année 2009 pleine de couleurs.
*« Les serments d’amour sont comme les vœux des marins, on les oublie après l’orage.»
John Webster